L'autonomie
Revendication et aspiration à la fois récurrente et permanente, l’accession à une plus grande autonomie est, avec l’Ecole, le deuxième maillon clef d’une meilleure intégration à la société pour toute personne en situation de handicap.
Cette autonomie ne peut s’acquérir que via la notion de compensation des « pénalités » empêchant une personne de jouir des services de la Cité, services à la base d’une vie sociale épanouie. Dans une situation idéale, chaque déficient appellerait une compensation personnalisée en fonction de ses incapacités et de la gravité de celles-ci.
Autant dire qu’une politique aussi affinée est très difficile à mettre en oeuvre. Néanmoins, beaucoup reste à faire et peut être fait car d’énormes entraves subsistent et concernent à chaque fois un large éventail d’individus.
Ces entraves vont de la vie quotidienne aux structures d’information et de représentation en passant par l’accès à la formation et au travail. On peut ainsi songer, entre autres, à :
- créer un label fiable, précis et visible d’accessibilité pour les différentes offres (logement, loisirs, tourisme, transport,…)
- assurer une sensibilisation à l’accueil et aux prestations de services adaptés aux personnes handicapées pour tous les métiers en contact avec le public (services publics (formation initiale), commerçants (via les chambres de commerce), tourisme (formation initiale, exemple du module post-BTS tourisme à Saint-Malo, agences immobilières (formation initiale),…)
- faire des Conseils Départementaux Consultatifs des Personnes Handicapées (C.D.C.P.H.) des « portails » de proximité du handicap (conseils aux élus locaux et aux rectorats (avec le Centre National d’Etude et de Formation pour l’Enfance Inadaptée (C.N.E.F.E.I.)), information des jeunes déficients et de leurs familles, coordination des structures institutionnelles et associatives,…)
- désignation des membres de ces conseils pour moitié sur le modèle prud’homal (le critère pour l’élection serait la détention d’une carte d’invalidité) et pour moitié par nominations des Préfets (représentants d’associations et des structures institutionnelles) afin d’avoir des conseils à la fois représentatifs et indépendants
- mettre en place un dispositif de médiation juridique au profit de la population handicapée et de leurs familles car les conflits sont nombreux et spécifiques (n° vert)