Charlotte, archiviste

Publié le par Aurélie Bruneau

Ceci est une photo d'illustration qui ne réprésente pas la personne

Comment devient-on archiviste ?

Au niveau des études, il y en a pour tous les goûts : les plus studieux feront une classe préparatoire spéciale « ecole des Chartes », pour passer le concours de l’Ecole des Chartes. Une fois passé, un cycle plus ou moins long d’études peut etre envisagé (jusqu’au doctorat), aboutissant a un emploi dans les services publics d’archives (pour la tres grande majorité des cas). Un autre chemin passe par l’université, avec des masters spécialisés (Angers, Mulhouse, Lyon, Toulouse…). Par ailleurs, pour ceux qui souhaiteraient se (re)convertir, il existe des formations dispensées par les associations d’archivistes.

Mais ce qui fait un archiviste, c’est le gout de l’histoire, de la protection du patrimoine, qu’il soit écrit, ou bien oral, un bon sens de l’organisation, une aptitude à s’interesser à tout (de la structure d’une entreprise à la paléographie médiévale !) de la discrétion et un solide sens moral (du fait du contenu de certains documents.). Le point qui me tient quand même le plus a cœur et qui m’a fait choisir cette profession-ci plutôt qu’une autre, c’est qu’elle permet de faciliter l’accès libre et sans contraintes de tous à la culture et au patrimoine.

 

Quelles sont les difficultés rencontrées et comment y remédier?

Les difficultés rencontrées dans ces métiers tiennent tres souvent du regard des autres sur cette profession.

l’image tres « poussiéreuse » qu’on peut avoir du métier d’archiviste est un gros handicap : c’est le personnage qu’on s’imagine moitié professeur Tournesol, moitié homme des cavernes hirsute, passant ses journées enfermé dans la poussière et les papiers incompréhensibles, il ne manque plus que les toiles d’araignées dans les cheveux !

De même, beaucoup de personnes se figurent n’avoir rien à faire, ou rien a dire à un archiviste, et le font savoir parfois même avec vigueur et fermeté. Ils ne réalisent bien souvent pas que les documents qu’ils produisent sont des témoins de leur activité, en quelque sorte le reflet de leur existence au sein d’une entreprise ou d’un service, une partie de leur vie, en résumé.

Il en faut peu pour remédier a ces difficultés : se montrer compétent et dynamique, ne jamais perdre son sang-froid et réagir toujours avec optimisme. Comme dans n’importe quel milieu de travail.

Quel est votre meilleur souvenir (dans l'exercice de votre métier)?

Je viens a peine de commencer a travailler que j’en ai déjà plein !

En vrac : retrouver des papiers qu’on pensait perdus depuis la fin de la seconde guerre mondiale, rencontrer des personnes aux qualités humaines formidables, avoir suscité de l’enthousiasme pour les archives dans un lieu de travail ou l’on pense a bien d’autres choses, avoir changé (a ma modeste mesure) cette fameuse image poussiéreuse de l’archiviste au bout de quatre mois de stage…le meilleur reste à venir !

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Publié dans Des métiers

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