Médecine humanitaire
Philippe Rodet, médecin

Philippe Rodet, dans le cadre d'un rapatriement sanitaire (Photo Igor Meijer)
Comment en vient-on à faire de la médecine humanitaire ? En ce qui me concerne, c’est lorsque j’effectuais mon Service National en tant que médecin aspirant que j’ai eu envie de faire de la médecine dans un cadre humanitaire. J’avais terminé mes études de médecine et avant de m’engager dans une vie plus rangée, j’ai éprouvé le besoin d’aller apporter un peu d’aide aux plus démunis. En 1988, 1989 et 1990, je suis allé au Burkina Faso. En 1989 et 1990. Pendant la période de troubles, je suis allé en Roumanie. Et en 1993, pendant la guerre en Bosnie, je suis allé à Sarajevo. Quelle est la principale difficulté et comment la contourner ? Cela dépend des missions. En Afrique, il faut s’habituer à la chaleur, à la vie sans notre petit confort (pas d’électricité, pas d’eau courante, pas de climatisation et … des moustiques) En Roumanie et en Bosnie, il fallait s’habituer au froid. En Bosnie, il y avait la peur du danger car le pays était en guerre. Pour le contourner, il faut uniquement penser au fait que notre présence est utile, se le répéter et tout se passe bien. Quel est votre meilleur souvenir ? Il y a de nombreux souvenirs exceptionnels. Parmi ceux-ci, s’il faut en choisir un, peut être le fait d’avoir aider à guérir un enfant burkinabé qui avait eu les deux jambes brûlées dans un incendie de coton.