Gérard Caron: designer de renommée internationale, fondateur de la célèbre agence "Carré noir".

Publié le par Raphaël Anton


Comment devient-on designer ?

Il y a des écoles de design qui sont spécialisées dans les différents métiers du design. Entre le design d'une automobile, d'un packaging, d'une robe ou d'un magasin on comprend bien qu'il y a des variations dans l'enseignement. Il faut avoir le bac pour entrer dans ces écoles. Mais ceci dit, c’est un métier où les gens viennent de toutes les origines.
Grâce à ces écoles ont fait des stages de design ou en entreprises et l'on peut faire des périodes à l'étranger.
C'est formidable.
Il existe des écoles publiques dans toute la France, bien sûr dans les très grandes villes et des écoles privées principalement à Paris.


Quelles difficultés avez-vous rencontré dans votre parcours
et comment y remédier ?

Je suis considéré comme un des fondateurs du design en France. Cela signifie que le marché français ne connaissait rien au design avant 1970. Il a donc fallu passer des années pour expliquer aux chefs d'entreprises l'avantage qu'ils avaient à utiliser le design pour améliorer leur produit et les vendre plus facilement.
J'ai donné des centaines de conférences, animé des dizaines de séminaires et visité des milliers d'entreprises pour passer la bonne parole du design !
Aujourd'hui tout le monde sait ce que c'est ! Le design est même devenu un argument de vente.
On parle d'une "voiture design" ou d'un "meuble design", etc.
C'est une erreur de parler ainsi, mais cela prouve combien le design est devenu populaire.
Les jeunes qui débutent dans ce métier n'ont donc plus cette difficulté, mais en revanche ils sont nombreux sur le marché. La concurrence est rude et il faut travailler dur et avoir du talent... Mais c'est vrai pour tous les métiers intéressants, non ?


Quel est votre meilleur souvenir ?

J'ai tellement de bons souvenirs dans mon métier ! Comment choisir ? Celui où François Miterrand m'a demandé de créer son logo personnel ? Ou Jacques Chirac m'a demandé de faire le symbole de son parti politique, le RPR ? Ou peut-être celui où j'ai gagné une compétition pour une société japonaise qui voulait redessiner ses emballages de thé. C'était en 1980. J'ai gagné avec mon équipe et cela a été le début d'une longue histoire d'amour... et de business avec le Japon. Depuis, j'y suis allé 85 fois et publié quatre livres !

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Publié dans Des métiers

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