Pierre-Emmanuel (22 ans): Navigateur timonier

Publié le par Raphaël Anton



Comment devient-on navigateur timonier?


Je pense qu’on le devient par vocation, nous n’avons pas un salaire exorbitant (1700€ par mois) et c’est un métier qui peut être exténuant.

Nous avons des journées de 10h, parfois plus, et nous ne faisons pas toujours ce qui nous passionne. Mais il y a des moments de bonheurs, ces moments où l’on est fier d’avoir choisis ce métier.

En ce qui concerne la formation, il faut s’adresser au BICM, Bureau d’Information sur les Carrières de la Marine. Ce dernier vous orientera en fonction de vos capacités.


Quelles sont les difficultés et comment y remédier?

La principale difficulté est la fatigue, nous avons rarement le temps de faire des nuits complètes. Pour y remédier nous essayons de trouver des petits moments de repos dans la journée.

L’autre difficulté majeur c’est les responsabilité que l’on a, diriger un bateau de guerre avec cent hommes à bord ce n’est pas rien!

D’autre part la navigation est assez compliquée, je dirai même que parfois c’est loin d’être une science exacte…

Mener une équipe d’hommes plus âgés que soit, on y remédie en apprenant avec le temps, et en se faisant respecter tout en respectant ses hommes.

Une autre difficulté à laquelle on se fait rapidement ce sont les taches contraignantes mais indispensables : nettoyer le bateau, repeindre etc. On ne peut y couper à moins d’obtenir un grade supérieur dans la hiérarchie, mais pour y arriver ça demande tout de même quelques années…


Quel est votre meilleur souvenir?

Mes meilleurs souvenirs sont mes escales en France et à l’étranger, les découvertes de régions qui nous n’avions jamais visité, et les loisirs que nous n’avons pas sur le bateau : les restaurants, les sorties le soir avec toute la bande…

Certaines escales restent inoubliables : les circuit en quad dans le désert du Sénégal, les tours de pirogue au Bénin, les journées de pêche au gros au large du Togo, et j’en passe…

D’autres souvenirs que nous avons la chance de retrouver de nombreuses fois mais qui ne se ressemblent pas : le lever et le coucher du soleil, les bancs de baleines ou de dauphins que nous croisons…

Et quelques fois ce sont des plaisirs simples mais tellement agréables comme les barbecues a l’arrière du bateau en sirotant un cocktail frais !

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Publié dans Des métiers

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