Jérome Pechieras: Ambulancier

Publié le par Raphaël Anton

Cette photo n’est pas celle de la personne à l’origine du témoignage


Comment devient-on ambulancier?


Avant d'être ambulancier j'étais pompier à l'Armée, puis je décidais de me réorienter vers un métier dans le domaine médical. Le métier d'ambulancier étais celui qui me convenait le mieux, il réunissait les trois critères que je recherchais:
Les relations humaines, le domaine médical et la conduite.

Pour devenir ambulancier il faut passer son brevet de secourisme,
posséder le permis de conduire B et être déclaré apte médicalement à la conduite d'ambulance par la Commission médicale de permis de conduire de la prefecture
. Puis il faut passer un diplome, le CCA: Certificat d'Aptitude d'Ambulancier.
C'est un dimplôme que l'on passe en 6 mois environ et qui comprend 4 épreuves:


- Épreuves écrites de Français et de mathématiques

- Entretien avec un jury sur les motivations de candidat

- Épreuve d'aptitude physique (Déplacement de poids etc.)


- Épreuve de conduite destinée à tester les capacités nécessaires à l'apprentissage de la conduite d'ambulance


Quelles sont les difficultés et comment y remédier?

Ils y a plusieurs types de difficultés:

Les horaires, les ambulancier font beaucoup d'heures et peuvent être appelés la nuit pour des urgences, le stress, les interventions lourdes: lorsqu'on doit s'occuper de personnes gravement bléssés: la rapidité et l'efficacité, la précaution permanente... On garde constament à l'esprit qu'on a pas le droit à l'erreur.

Il est parfois difficile de prendre sur soi moralement lors de certaines interventions (enfants gravement bléssés...).


Quel est votre meilleur souvenir?

Un jour je fut appelé pour transporter une femme à l'hôpital Trousseau.
Elle m'apprit dans l'ambulance qu'elle attendait une greffe vitale depuis 3 ans.
C'était le jour J, elle venait de recevoir un message lui indiquant que le greffon venait d'arriver et qu'elle allait être immédiatement prise en charge.
Le soulagement et la joie de cette femme étaient communicatifs, je lisais dans son regard ce qu'elle éprouvait et je crois que je partageait une joie semblable à la sienne.

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Publié dans Des métiers

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